Un héritage sportif ancré dans la performance
Le nom M6 remonte à 1983 avec la M635CSi, une version ultra-performante de la Série 6 E24. Ce coupé, propulsé par un moteur six cylindres en ligne de 3,5 litres développant 286 ch, était destiné à concurrencer les GT européennes les plus prestigieuses. Bien que peu d’exemplaires aient été vendus en Europe sous cette appellation, elle a posé les bases de l’ADN M: puissance, précision et raffinement.
Cette génération a été remplacée en 1989, mais son héritage, notamment en termes de design et de dynamique, a durablement influencé les modèles ultérieurs.
Après une longue absence, le nom M6 est revenu en 2005 avec la génération E63/E64, cette fois propulsée par un moteur V10. Un choix audacieux, alors que la plupart des constructeurs optaient pour des moteurs V8 ou des solutions turbocompressées. Ce bloc S85 de 5,0 litres, dérivé directement de la Formule 1, offrait une sonorité exceptionnelle et une montée en régime fulgurante.
Avec 507 ch et une vitesse de pointe électroniquement limitée à 250 km/h (305 km/h avec le pack M Driver), la M6 E63/E64 s’imposait comme une GT capable de rivaliser avec les meilleures sportives de l’époque.
En 2012, la troisième génération, basée sur la Série 6 F06/F12/F13, marque un tournant avec l’adoption d’un V8 biturbo de 4,4 litres. Moins strident que le V10, ce moteur développe également 560 ch et offre un couple bien plus conséquent, facilitant l’utilisation quotidienne.
Cette génération introduit aussi le Gran Coupé, une version à quatre portes alliant sportivité et habitabilité. Le passage au turbo n’a pas été sans débat parmi les puristes, mais il a permis d’atteindre de nouveaux sommets en termes de performances et d’efficacité.
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Motorisations: du V10 F1 au V8 biturbo moderne
Le moteur S85, cœur de la M6 E63/E64, reste une pièce maîtresse de l’histoire automobile moderne. Développé à partir de l’expérience de BMW en Formule 1, ce V10 atmosphérique de 5,0 litres atteint 8 250 tr/min, une plage de régime exceptionnelle pour un véhicule de série.
Il délivre 507 ch à 7 750 tr/min et un couple de 520 Nm. Grâce à un système de commande des gaz par cylindre et à un VANOS à haute pression, ce bloc combine réactivité extrême et souplesse. Son sonore caractéristique, proche du rugissement d’un prototype, en fait un objet de culte pour les amateurs de mécanique pure.
En 2012, la nouvelle M6 adopte le moteur S63, un V8 biturbo de 4,4 litres. Moins théâtral que le V10, il est nettement plus coupleux (680 Nm contre 520 Nm) et plus efficace. Il développe 560 ch et permet d’atteindre 100 km/h en 4,2 secondes, malgré un poids en légère augmentation.
Le couple disponible dès 1 500 tr/min facilite les accélérations en sortie de virage ou en reprise. Ce passage au turbo reflète une tendance de l’époque: conjuguer performance et consommation raisonnable, avec une moyenne de 10,3 L/100 km en cycle mixte pour le cabriolet.
Transmission et châssis: précision et adaptabilité
La M6 E63/E64 était équipée d’une boîte séquentielle SMG III à 7 rapports, dérivée des modèles de compétition. Ce système offrait des changements de vitesse ultra-rapides, mais pouvait se montrer rugueux en conduite urbaine. Un mode « Comfort » atténuait les à-coups, tandis qu’un mode « Sport » ou « Sport+ » rendait les passages plus brusques, idéal sur circuit.
En 2026, cette boîte est considérée comme un vestige de l’ère pré-DKG, mais appréciée pour son côté engageant. Sachez que comprendre l’évolution des transmissions sportives peut être aussi fascinant que la mécanique elle-même.
La génération F13, quant à elle, adopte une boîte à double embrayage M DCT à 7 rapports, bien plus fluide et rapide. Elle propose plusieurs modes de conduite (Comfort, Sport, Sport+) qui modifient non seulement la réponse du moteur et la gestion de la boîte, mais aussi le réglage des amortisseurs et de la direction.
Le système M Drive permet de sauvegarder des paramètres personnalisés, offrant une expérience de conduite entièrement sur mesure. Ce niveau de personnalisation était inédit à l’époque et reste impressionnant aujourd’hui.
Quel type de conducteur êtes-vous avec une M6?
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Design et carrosseries: trois visages d’une même ambition
La M6 a été proposée sous trois carrosseries distinctes: le coupé F13, le cabriolet F12 et le Gran Coupé F06. Chacune répond à un usage différent tout en respectant l’ADN sportif. Le coupé, au toit en carbone sur certaines versions, offre la meilleure rigidité de caisse et un centre de gravité abaissé.
Le cabriolet, malgré une structure renforcée, perd un peu en agilité mais gagne en plaisir de conduite à ciel ouvert. Le Gran Coupé, quant à lui, élargit le champ d’usage avec quatre portes et un coffre plus généreux, idéal pour les trajets longue distance. D’ailleurs, choisir la bonne lunette de cycliste est tout aussi crucial pour le confort et la sécurité lors de vos sorties.
Les éléments distinctifs M sont nombreux: les naseaux à doubles lames, les jantes forgées de 19 ou 20 pouces, les doubles sorties d’échappement ovales, les ouïes latéra